DECRIRE LA VIE DU CORNEILLA CYCLOSPORT CATALAN, LE 3C, CLUB DE COPAINS CYCLOSPORTIFS EN PAYS CATALAN ENCOURAGER,DEVELOPPER LA PRATIQUE DU CYCLISME CHEZ LES JEUNES.
07h30 en ce dimanche 3 août 2008 une toute petite partie des « furieux se retrouve chez Esénio, c’est lui le coach pour cette journée. Au programme une « ballade » de 123 bornes avec au menu le col de Jau (1500m) et le port de Pailhères ( 2001 m) du côté de l’Ariège pour ce dernier, soit du pied du premier nommé au sommet du second 2794 m de dénivelé en 65 km. Ça promet !!
Jetez un œil sur le profil de ces 65 derniers kms, http://www.openrunner.com/displayElevation.php?id=130093&w=550&h=300&k=1"></iframe>
Tiens une grenouille nous a rejoint, c’est Arnaud ; il a vu sur le forum la balade proposée et le voilà là, c’est super.
Vraiment Esénio a le sens de l’hospitalité :
- « Comment y’a pas le café et les croissants » ?
- « Non mais si tu veux y’a les croquettes du chien » !
Finalement je n’ai pas très faim.
Nous voilà partis ! « le coach » du jour joue les Lulu, il est devant et il enclenche, surdose de croquettes certainement, suivent Steph, Arnaud, Phil il fait une temps magnifique, on est bien au calme jusqu’à Thuir car là Momo nous rejoint….
Momo faut que je vous le présente. Oui on l’appelle Momo !
C’est pas le déminutif de Maurice mais de celui de Mohamed. C’est une tornade à paroles !! Dès qu’il arrive la tranquillité c’est finie ! Il a un organe, vocal, très puissant. Au concours des muezzins pour minaret de grande hauteur je le vois sur le podium !!! Avec lui si le mec il dit qu’il a pas entendu l’appel à la prière faut qu’il consulte. Momo, il papillonne d’un vélo à un autre, s’inquiète : « la femme, les enfants, le chat, le chien, les poissons rouges çà va ? Accélère tout d’un coup, s’effondre aussi rapidement et repart comme si de rien n’était, il ne lâche jamais rien, et toujours dans la bonne humeur ! Je me souviens de la Pingeon 2007 sous des trombes d’eau et un froid pas possible. Nous, on a tous « bâché » sauf… Momo il s’est tapé dans des conditions dantesques les 140 bornes proposées. Notre Momo c’est tout çà et c’est pour çà qu’on l’aime bien, et quand il est pas là, y’a un vide !
Bon et nous, on en est où ? Ben on arrive à Catllar, en catalan prononcez Caillar sinon « ils » vont se moquer….On passe le beau village de Molitg les bains, ça grimpe déjà, quelques lacets, il fait frais on est bien ! On arrive à Mosset jolie village perché à flanc de montagne et on en profite pour immortaliser cet instant. C’est véritablement à partir de là que commence l’ascension.
Col de Jau : altitude 1500 m avec un final assez difficile entre 7,8 et 8,3%, voir son profil là http://i49.servimg.com/u/f49/11/99/79/75/col_de10.gif
D’habitude la caravane est devant. Ben là elle est derrière et nous double en pleine ascension ! C’est nos « Nanas » qui montent elles aussi, en voiture et klaxonnent si fort qu’on entend même plus Momo. Dans cette montée est-il nécessaire de préciser que « L’aigle de Tolède » est partie avec cette facilité qui a chaque fois me rempli de jalousie !!! En haut devinez quoi ? Ben ravito pardi !! Nos “Nanas” ont assuré encore une fois café, croissants, croquettes pour Esénio, il ne manque rien.
La descente, 10 km se passe cool. En bas de cette dernière, on tourne à gauche et sans transition bing 10 % vers Roquefort de Sault. Çà fait mal, juste après cette descente les jambes sont molles, et on commence à ressentir fortement la chaleur. A Roquefort une fontaine ! Elle coule dans un abreuvoir, et me voilà allongé de tout mon long dans ce dernier histoire de me rafraîchir. Humm çà fait du bien ! Doit y avoir que moi qui ai chaud car Steph et Esénio s’abstiennent, Arnaud et Momo sont devant. Au programme le col de Garavel (1256 m) suivi du col de Moulis (1099m), pas si faciles et, sous la chaleur, exigeants. Regroupement en haut du Moulis et descente plein pot vers le pied du Port de Pailhères. Et là comme dans la chanson : « attention mesdames et messieurs dans un instant çà va commencer »
Le port de Pailhères, altitude 2001 m, 15 km, le plus souvent entre 7 et 9 %, passage difficile à 11 et un final de 2 km à 12 % à cet endroit, pas moins de 8 lacets hyper serrés et très proches les uns des autres. Voir le menu là : http://i49.servimg.com/u/f49/11/99/79/75/pailhe10.gif .
Dans la montée c’est l’hécatombe pour Momo, Arnaud et moi. Je peux pas dire pour Esénio et Steph il sont devant. Bon sang que c’est dur, pas la peine de parler de braquet, de vitesse de pédalage, pour l’un tout est à gauche et pour l’autre c’est service minimum, vous savez juste avant la chute… Heureusement nos nanas judicieusement postées après le village de Mijanés nous rafraîchissent et nous encouragent. Arnaud m’inquiète un peu…je vois qu’il va chercher profond profond pour avancer, mais il en veut ce jeune il ne lâche rien. Il souffre en raison d’un développement inadapté à la difficulté. Momo, ne dit plus rien c’est vous dire… mais lui aussi il appuie et çà avance. Ah le passage de ces fameux lacets ! Moi çà m’a marqué, c’est impressionnant tellement çà grimpe. Là j’ai des crampes aux cuisses, de l’eau froide, heu tiède, sur la douleur, et çà repart puis, enfin on pressent que le sommet se rapproche mais il est encore loin le bougre, l’air et plus frais, les lacets, oui il y en a encore, plus espacés la pente moins forte, peut-être… Il n’y a plus de végétation, que des cailloux, on voit bien que l’on est dans le « hors catégorie » comme dirait Jalabert sur sa moto !
Enfin le petit refuge et la pancarte : « col de Pailhères Altitude 2001 m » La paysage nous récompense de nos efforts, et le pique-nique pantagruélique et joyeux qui suit, de l’énergie déployée.
Encore une fois c’est dans la descente que l’on se dit que pour grimper là en vélo, faut pas être complètement normal, puis après un regroupement buvette à l’auberge de Mijanés direction la plaine où chacun regagne tranquillement ses pénates. Tranquillement ? Fanfouinette et moi on ramène Momo chez lui….
Allez à la prochaine mais quelle super journée !!!!!
Phil
Passez la souris sur la photo....








